Entre rires et larmes, Tchantchès raconte Lîdje !



       Septembre 2000, Tchantchès ne pouvait rester indifférent aux réjouissances de l'Eurofête. Son tour était venu d'entraîner dans un prestigieux spectacle, en son et en lumière, une trentaine de comédiens wallons et plus de cent figurants, pour redire bien haut, avec bonne humeur et franc parler, ce que fut l'histoire de la Cité.

       Pendant trois soirées, la cour du Palais des princes-évêques s’est animée des tableaux retraçant treize siècles d'histoire liégeoise, depuis le martyre de saint Lambert jusqu'à la naissance du troisième millénaire.

        C’est André Piret, sécrétaire de la Fédération culturelle provinciale wallonne qui a été à l'origine du projet. Jean-Denys Boussart et Paul-Henry Thomsin, auteurs du livret et de la conception générale du spectacle, en soulignent toute la philosophie : un divertissement savoureux, une plaisante leçon d'histoire, une bonne dose d'optimisme, un acte de foi, un gage de pérennité pour la métropole wallonne et sa langue. Tchantchès bien sûr, secondé par Nanèsse, ne pouvait s'empêcher d'arranger les choses à sa façon. Espiègle et bon-enfant, il y va de ses commentaires historico-poétiques, avec sa verve coutumière. Mais il est aussi là pour panser les plaies et stimuler les énergies.

 

        «Tchantchès raconte Lîdje», c'est avant tout l'histoire des femmes et des hommes, les «libres gens», qui luttèrent pour faire vivre la Cité, souvent au péril de leur vie. Une histoire de victoires et de défaites, d'ombres et de lumières, d'amour et de mort. Deux actes de 65 minutes mis en scène par Pierre Habets, sur une musique de René Fourré. Théo Hébrans, directeur du théâtre du Trianon devait incarner Tchantchès. Malade, il fut remplacé par Pierre Habets. Marie Cantamessa tenait le rôle de Nanèsse. En voix «off» celle de Guy Fontaine. René Chaumont quant à lui tenait deux rôles, celui du troubadour articulant les différents tableaux, et celui de Charlemagne. Nul autre cadre que l'incomparable cour du Palais des princes-évêques ne pouvait mieux se prêter à l'ampleur de l'événement.


        En menant à bien son projet, la Fédération culturelle wallonne entendait évidemment mettre en valeur une langue qui berce encore, inconsciemment peut-être, le coeur des Liégeois, relevant ainsi un défi : rassembler autour du wallon ceux qui souhaitent se laisser séduire par les charmes, les couleurs et les saveurs du parler de chez nous. Un vibrant hommage à la ville qui sera toujours pour le Liégeois, comme le chante si bien René, «Li Cité d'mès sondjes» (La Cité de mes rêves) !

 

         

                   Extrait "Li cité d'mès sondjes"


               Texte d’après Emile Bonmariage, jounaliste “Le Soir”


 

D'autres souvenirs :

                                   1973 Mon engagement à l'Opéra de Paris

                         1973 Opéra Comique, la Flûte enchantée avec Marcel Vanaud

                         1992 Opéra de Paris, les Contes d'Hoffmann avec José Van Dam
 
                         1992 - 16 juillet - L'accident de Séville       

                                    2007 Liège - Statue de la Liberté